During the Black Sea Mutiny, French Sailors Rejected France’s War on Soviet Russia

Lors de la mutinerie de la mer Noire, les marins français ont rejeté la guerre de la France contre la Russie soviétique

Le Parti communiste français, fondé il y a 100 ans, s’est inspiré des marins qui ont refusé de combattre la Russie soviétique. Leur mutinerie sur la mer Noire a montré l’enthousiasme des ouvriers français pour la révolution bolchevique – et leur refus de servir de chair à canon pour leur propre classe dirigeante.

Le jour de Noël marque le centenaire du début du Congrès de Tours, où les socialistes français ont voté pour s’affilier à l’Internationale communiste, créant ainsi le Parti communiste français (PCF). Dans un acte de symbolisme révélateur, les présidents d’honneur du Congrès étaient des vétérans des mutineries de la mer Noire qui avaient eu lieu l’année précédente.

Les mutins de 1919 s’étaient rebellés contre l’intervention française contre le jeune État soviétique – les actions auraient une grande importance pour le PCF pour les années à venir. En effet, bien que le rôle de ces événements soit par la suite déplacé par la Résistance de la Seconde Guerre mondiale et la libération de la France en 1944, la mutinerie a fourni un mythe fondamental pour le PCF.

C’est le cas de la gouvernante française Jeanne Labourbe, qui faisait partie d’un groupe de citoyens français vivant en Russie et qui ont rejoint les bolcheviks au cours de la révolution. Elle a diffusé la littérature bolchevique parmi les troupes françaises à Odessa, avant d’être assassinée pour ses actions. Elle a été saluée à titre posthume comme la «première communiste française», et son histoire a été racontée selon un modèle biblique. Le PCF l’a jetée comme une Ève communiste dans le jardin d’Éden soviétique, dont la fraternisation avec les troupes françaises mutines avait remis la pomme à Adam, partageant avec lui la connaissance du bien et du mal.

Si cela était romancé, les mutineries étaient vraiment un élément crucial expliquant la formation du PCF. Faisant partie d’une vague de huit mois de troubles dans les forces armées à la fin de la Première Guerre mondiale, ils ont exprimé le moment d’espoir révolutionnaire d’une génération. Cela a été crucial pour remodeler la composition d’après-guerre de la classe ouvrière française et refaire les courants politiques de la gauche française – développements officialisés à Noël 1920 au Congrès de Tours.

Mutineries
Si elles sont souvent négligées par les historiens, les mutineries méritent néanmoins une plus grande attention. Ils avaient leur origine dans l’intervention des Alliés dans la guerre civile russe, à partir de 1918. Cette intervention était une conséquence de la menace posée aux puissances victorieuses pendant la Première Guerre mondiale par la révolution russe et la défaite de l’Allemagne, qui avait encore grandes forces armées actives à l’Est.

La première mutinerie a commencé le 21 novembre 1918, peu de temps après l’arrivée des forces armées françaises en Russie, lorsque les soldats du 21e d’infanterie coloniale stationnés à Archange ont refusé de se battre. Cette rébellion isolée n’avait aucun lien apparent avec d’autres mutineries, mais elle prévoyait trois autres vagues de protestations. La première phase de mutinerie a commencé à Tiraspol, en Ukraine, entre le 30 janvier et le 8 février 1919. Elle a eu lieu au sein du 58e régiment d’infanterie, qui avait combattu les troupes bulgares en Bessarabie. La mutinerie a culminé lorsque 467 hommes ont refusé de traverser le Dniestr. Les mutins ont été conduits à Bender, où ils ont été maintenus en prison pendant trois jours et traduits en cour martiale pour avoir désobéi à un ordre face à l’ennemi.